Tables des matières
Répertoire des organismes d’arbitrage
La Suisse occupe une place centrale dans l’architecture
internationale du règlement des différends. Elle accueille plusieurs
institutions intervenant dans le commerce international, les relations
interétatiques, le sport, la propriété intellectuelle, ainsi que dans
la recherche et la formation consacrées à l’arbitrage.
Ce répertoire présente une sélection des principaux organismes et
cadres de référence mobilisables selon la nature du différend. Leur
saisine dépend des règles propres à chaque institution et de
l’existence d’une convention d’arbitrage, d’un traité, d’une clause
compromissoire ou d’un consentement valable entre les parties.
Articulation avec IMPACTIMPACT propose de recourir aux institutions compétentes lorsque le
différend relève de leur domaine d’intervention. Les autres situations
peuvent être étudiées selon la méthodologie
multilectique,
avec le Conseil des Cent pour les conflits internationaux et les
dispositifs de proximité pour les différends civils, institutionnels
ou citoyens.
Commerce international et investissements
Centre Suisse d’Arbitrage — Swiss Arbitration Centre
Institution indépendante administrant des procédures d’arbitrage et
de médiation nationales et internationales. Elle applique notamment
les Règles suisses d’arbitrage international, conçues pour offrir un
cadre flexible aux différends commerciaux transfrontaliers.
Son fonctionnement s’inscrit dans la continuité des chambres de
commerce suisses et bénéficie du soutien de l’Association Suisse de
l’Arbitrage (ASA). Les Règles suisses s’appuient sur les principes
développés par la
CNUDCI.
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Cour Internationale de Médiation et d’Arbitrage — CIMEDA
Institution intervenant dans le règlement extrajudiciaire des litiges
économiques, commerciaux et industriels, nationaux ou internationaux.
Elle propose notamment une procédure associant médiation et arbitrage,
désignée sous le nom de « médiarbitrage ».
Son intervention suppose l’accord des parties et l’existence d’un
fondement contractuel permettant de recourir à la procédure retenue.
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Arbitrage interétatique et droit international
Cour de conciliation et d’arbitrage au sein de l’OSCE
Établie à Genève dans le cadre de la Convention de Stockholm de 1992,
cette cour constitue un mécanisme de règlement pacifique des
différends entre les États parties à la convention.
Elle propose des procédures de conciliation et, lorsque les
conditions de compétence sont réunies, d’arbitrage entre États.
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Institutions internationales complémentaires
Les institutions suivantes ne sont pas établies en Suisse, mais elles constituent des références majeures du règlement international des différends. Leur compétence et leurs conditions de saisine doivent être distinguées de celles des organismes suisses.
Cour Permanente d’Arbitrage — CPAOrganisation intergouvernementale installée au Palais de la Paix, à
La Haye. Elle fournit un cadre administratif aux procédures
d’arbitrage, de conciliation et d’établissement des faits impliquant
notamment des États, des organisations internationales ou des acteurs
privés.
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Cour Internationale de Justice — CIJOrgane judiciaire principal des Nations unies, établi à La Haye. La
CIJ règle les différends juridiques que les États lui soumettent et
rend des avis consultatifs à la demande des organes habilités.
Elle constitue une juridiction internationale et non une institution
d’arbitrage contractuel. Seuls les États peuvent être parties à ses
procédures contentieuses.
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Centre International pour le Règlement des Différends relatifs aux
Investissements — CIRDI
Institution du Groupe de la Banque mondiale consacrée à la
conciliation et à l’arbitrage des différends internationaux relatifs
aux investissements. Elle intervient principalement entre des
investisseurs étrangers et des États lorsque ceux-ci ont consenti à
sa compétence.
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Arbitrage spécialisé dans le sport
Tribunal Arbitral du Sport — TAS / Court of Arbitration for Sport —
CAS
Institution indépendante établie à Lausanne et spécialisée dans le
règlement des litiges juridiques liés au sport. Elle intervient
notamment dans les affaires concernant le dopage, les contrats, les
transferts, l’éligibilité ou la gouvernance des organisations
sportives.
Le TAS peut être saisi lorsqu’une convention d’arbitrage, un contrat
ou le règlement d’une organisation sportive reconnaît sa compétence.
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Propriété intellectuelle et environnement numérique
Centre d’arbitrage et de médiation de l’OMPI — WIPO Arbitration and
Mediation Center
Établi à Genève, le Centre d’arbitrage et de médiation de
l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle propose des
procédures extrajudiciaires de règlement des litiges en matière de
propriété intellectuelle, de technologies, de contenus numériques et
de noms de domaine.
Il administre notamment des procédures de médiation, d’arbitrage,
d’arbitrage accéléré et d’expertise. La saisine dépend généralement
d’une clause contractuelle, d’une convention ad hoc ou du mécanisme
applicable au différend concerné.
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Recherche, formation et doctrine
Centre de Genève pour le règlement des différends internationaux —
CIDS
Initiative académique commune de l’Institut de hautes études
internationales et du développement et de l’Université de Genève.
Le CIDS développe des activités de recherche, de formation et de
réflexion consacrées au règlement international des différends.
Il accueille notamment le programme MIDS. Le CIDS ne constitue
toutefois pas une juridiction et ne tranche pas directement les
litiges.
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Le rôle complémentaire de la méthodologie IMPACT
Les matrices et indices IMPACT permettent de diagnostiquer les
tensions, d’en apprécier l’intensité et de procéder à une évaluation
transversale des dommages subis ou causés par chacune des parties.
Elles peuvent ainsi contribuer à l’élaboration d’un protocole
d’arbitrage, à la constitution d’un collège adapté selon les principes
de la Convention universelle et à la détermination de réparations
réciproques, ou permettre l’orientation du différend vers une
institution compétente.
Lorsque le conflit ne relève pas d’une institution existante, le
Conseil des Cent
peut intervenir à l’échelle internationale selon les principes
définis dans la Convention universelle. Les situations civiles,
institutionnelles ou citoyennes sont, quant à elles, orientées vers
les dispositifs de proximité adaptés.
Cette articulation ne vise pas à se substituer aux juridictions ou
aux organismes compétents. Elle cherche à relier le
diagnostic des préjudices,
l’identification du
tiers arbitral
et le choix du mécanisme de règlement le plus approprié.
